Mon pire défaut m'arrive de l'enfance comme presque tout ce que j'ai. Car je reste la victime de ces rites maladifs qui font des enfants des maniaques disposant leur assiette d'une certaine manière à table, n'enjambant que certaines rainures du trottoir.
En plein travail, voilà ces symptômes qui m'empoignent, m'obligent à résister à ce qui me pousse dans des boîteries bizarres de l'écriture, m'empêchent de dire ce que je veux.
La difficulté d'être, Jean Cocteau (p.23).
Publié par nymphedark à 13:06:38 dans Extraits de Livres. | Commentaires (3) | Permaliens
[...] ne me comprenait jamais parce que j'ai du goût pour trop de choses que je mélange, m'attardant à courir d'une étoile filante à une autre jusqu'à temps que je me casse la figure. Voilà ce que c'est que de vivre dans la nuit, voilà ce que ça fait de vous. Je n'avais rien à offrir à personne que ma propre confusion.
Sur la route, Jack Kerouac (p.178).
Publié par nymphedark à 19:08:04 dans Extraits de Livres. | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par nymphedark à 18:08:34 dans Extraits de Livres. | Commentaires (3) | Permaliens
Il n'existe aucun moyen de vérifier quelle décision est la bonne car il n'existe aucune comparaison. Tout est vécu tout de suite pour la première fois et sans préparation. Comme si un acteur entrait en scène sans avoir jamais répété. Mais que peut valoir la vie, si la première répétition de la vie est déjà la vie même? C'est ce qui fait que la vie ressemble toujours à une esquisse. Mais même "esquisse" n'est pas le mot juste, car une esquisse est toujours l'ébauche de quelque chose, la préparation d'un tableau, tandis que l'esquisse qu'est notre vie est une esquisse de rien, une ébauche sans tableau.
L'insoutenable légèreté de l'être, Milan Kundera (p.20).
Publié par nymphedark à 11:09:28 dans Extraits de Livres. | Commentaires (2) | Permaliens
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