On tente de s'oublier et chercher des accroches, comme ces mots auxquels on se raccroche, et on oublie ses phrases. Sur les lettres, on ricoche : Paradis de fausses idées. On se heurte aux autres, uniques, changeons de phase. Critique. Le plaisir de renouveler. On se rapproche. Une envie, organique : Ailleurs trouver l'extase. L'avoir pour quelques temps trouvée. C'est un devoir auquel on échappe : un peu curieux, anesthésié. Alors on cherche un autre poison, on ne voit que l'architecture. La peinture, ses autres textures. Et nous perdrons dans la lumière. Inondant les colonnes, les murs. D'un ange qui sur des lèvres a son doigt posé. Pour se trouver. Transition éphémère. Mieux qu'un clin d'œil ce sera flagrant. Je m'amuserai à écrire et à tromper les gens. Le silence sous les voûtes, simplement envoûtant.
« Etablissons des croisements au fil de l'espace et du temps. Soyons étranges, dérangeons. Tissons des toiles. Quelquefois on s'y pend. Soyons les mailles de ces filets dans lesquels parfois on se perd. Dans un mal, sain. Mal-être ; et il est bon. Qu'il soit aussi si éphémère. Des miroirs dans les larmes qu'on effleure de la main.»
Et la
machine des- rails. Fabriquons des étoiles. Et ensuite admirons. Ou une constellation
palpable au dessus de nos têtes. Quand tout autour est bleu et le ciel absent.
Ne connaît pas demain.
Publié par nymphedark à 22:27:41 dans _ | Commentaires (7) | Permaliens

Car il y a des moments dans l'attente de grandes choses qui ne sont que transitions. Et je me plais particulièrement à les savourer: ces heures d'attente à traîner dans les gares, les abris bus comme lieux de rencontres inattendues, ces ruelles qui gravitent entre deux avenues. Les éclairs de regards, les bribes de phrases qui s'accrochent, le soleil tombe et fait venir le soir, nous sommes enfouis au plus profond d'un doux mouchoir de poche.
Publié par nymphedark à 19:52:13 dans _ | Commentaires (9) | Permaliens
Festival Polyrock #10.
Punish Yourself, excellent.
(La photo n'est pas de moi).
Publié par nymphedark à 17:09:23 dans _ | Commentaires (5) | Permaliens
Publié par nymphedark à 21:02:51 dans _ | Commentaires (12) | Permaliens

J'entends chanter les merles tandis que monte la honte. Le cri des oiseaux noirs quand mes songes s'affrontent. S'estompent, et se réveillent sous les clameurs sinistres. La Honte et l'effroi. Amère, un peu triste. Des fragments de folie qui m'assaillent quelques fois. De son voile noir et chaud m'enveloppe tendrement la nuit ; et vos yeux au dehors, sourient. Là haut entre les branches, Moqueries. Eclats de rire stridents amènent la secousse : s'échoue sur l'épiderme. Comme je hurle maintenant, mon encéphale est huile. Et ma tête est en sang. Je crains de trop penser ; vos ailes s'ouvrent et se ferment : comme la bouche d'un dément. Une peur me déchire le ventre, et son bec y plonge, de mes propres images et mes propres craintes, se nourrit. Ces peurs qui me rongent. Vos pattes griffues arrachent, lambeaux de chair et d'âme ; mon sommeil, dans vos plumes m'allonge. Ainsi va la rêverie. Naissance et trouble d'un songe.
Publié par nymphedark à 20:15:52 dans _ | Commentaires (5) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| >>