4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
Et le fou part en diagonale sur des semaines de routine. Baisse de tension, manque d'un peu d'adrénaline. De frisson. Ces jours chargés, les mêmes visages, les mêmes idées pas après pas, mêmes paysages. Reste la fin de semaine, comme délivrance, une ouverture, vers la lumière. La danse. Coup de balai sur l'uniformité qui a semé la peine. Les ravages. La lumière des étoiles qui brille sur un sable très blanc dévoré par le noir de la nuit. Comme une douce urgence. Le ronflement des moteurs lourds qu'apaisent les rythmes de batterie. Qui ragent là bas.
Gémissement des monstres et râle des machines. Etincelles sur la route, électrique échine. Fumée bleue enrobe les silhouettes, le feu brûle le regard de nos yeux malins. L'air est frais, il a froid. Les baisers dans la main jusqu'au sommet du bras. Le vacarme des manèges, les nuages en sucre des mélanges de parfums. Les voix nasillardes crient. Au travers des enceintes, les hurlements grésillent.
Echec. Et tu es mat. Les lumières de la ville sur les écrans couleur. Le ciel dans le port, cette éternelle hâte. Echappée de douceur.
Et les jours mornes reviennent, apportant sur nos joues quelques marques habituelles. Gravent un manque de sommeil. Une lassitude même les paupières se ferment. Leurs rires idiots m'achèvent.
Publié par nymphedark à 21:02:51 dans Nymphe | Commentaires (12) | Permaliens

J'entends chanter les merles tandis que monte la honte. Le cri des oiseaux noirs quand mes songes s'affrontent. S'estompent, et se réveillent sous les clameurs sinistres. La Honte et l'effroi. Amère, un peu triste. Des fragments de folie qui m'assaillent quelques fois. De son voile noir et chaud m'enveloppe tendrement la nuit ; et vos yeux au dehors, sourient. Là haut entre les branches, Moqueries. Eclats de rire stridents amènent la secousse : s'échoue sur l'épiderme. Comme je hurle maintenant, mon encéphale est huile. Et ma tête est en sang. Je crains de trop penser ; vos ailes s'ouvrent et se ferment : comme la bouche d'un dément. Une peur me déchire le ventre, et son bec y plonge, de mes propres images et mes propres craintes, se nourrit. Ces peurs qui me rongent. Vos pattes griffues arrachent, lambeaux de chair et d'âme ; mon sommeil, dans vos plumes m'allonge. Ainsi va la rêverie. Naissance et trouble d'un songe.
Publié par nymphedark à 20:15:52 dans Nymphe | Commentaires (5) | Permaliens

Des larmes amères... Tombent à la mer. Glissent sous la pluie. Recherche
d'appui. Appuie vas y... Je te libère. Détruis tes chaînes... Déchaîne toi.
Change de chaîne. Encore, appuie. Enlève moi ! Des phrases en l'air. Enlèvent
un air... De cette tête. Un nerf las. La tête en l'air. Encore une fois. Dans
les nuages. Etre Lucide. Tourner les pages. Finir notre ère. Souffle si froid.
Désormais erre. Dur, dure. Plus aucun âge... Perdure. Corset: desserre...
Dessert secret. Obscur... Dessein. Crée un émoi. Si mon Parfum... Caricature...
Ton dessin ? Parfum si doux. Alors c'est moi. Parfois acide. Par fin livide. Si
désespère. Ton destin. Donc, tu décides. Violente colère. Saigne comme le houx.
Songes m'indiffèrent. Rêveries d'où ? Océan putride. Où sommes nous ? Il fait
si Froid. La tête en bas. Désert aride... Ne permet pas... De réfléchir. Encore
une fois. Le Vide.
Nymphe Saigne du Nez.
Publié par nymphedark à 20:22:21 dans Nymphe | Commentaires (3) | Permaliens
De la curiosité.
Vouloir saisir le monde. « Notre branchement, lequel est-ce ? »
Certains doutes, des questions. Tourner la tête, noyer ce flot immonde. Une
onde, des nerfs partagent une caresse. Si lasse et si confuse qu'elle n'est pas
partagée. Une pointe de tristesse : comme une pointe de crayon. Et on
dessine des larmes... Elles tombent alors parfois, même sans savoir pourquoi.
Apprécie qu'elle te blesse. Une arme.
Nous traînons, nous entraînons, nous
suffoquons, nos frissons égarés. Trop perdue dans le jeu et aigrie
d'illusions, je ne comprends pas,
toujours pas « où va-t-on ? » Et c'est la crise, la pure
panique, le choc interne, l'orage électrique. Rien n'est plus clair, et c'est
la neige sur les écrans, que l'on renverse et l'on renverse jusqu'à en sentir
la nausée. Une boule de réminiscences qui vient s'abattre dans la gorge, et
nous laisse en suspens, brisés. On ne peut avaler, on étouffe lentement.
Mais « Rappelle toi que tout va
bien ? » Les nuits sont sourdes et agonisent d'instants heureux qui
ne sont plus, les souvenirs de nos débuts ont le goût tendre de la fraise.
Souvenirs tendres de nos débuts, puis le mensonge et le malaise. Et c'est l'ouragan
d'immondices qui balaie tout sur son passage, « ...Et pourquoi nous » ,
le trouble des songes, des images. Hésitations refoulées sur le seuil des
lèvres de chacun, c'est le silence qui s'instaure et qui ne donne envie de
rien.
Publié par nymphedark à 23:29:44 dans Nymphe | Commentaires (2) | Permaliens
Arts Hachés première.
La ville de Brest, telle un arbre géant. / Astropolis édition 2005. / Chapeau haut de forme lourdement enfoncé sur le crâne, cheveux longs et guitare électrique / Une nuit... Etincelles d'espoir./ Vivre libre ou mourir. / Dérangement garanti, on aime et on le montre, si beau on se détruit. / Les lasers vert fluo traversent les gouttes de pluie. / Une échappée, scarabée. Ibrahim en terre de Palestine et les enragés se noient dans les rythmes endiablés. La nuit n'est pas totalement noire, contrairement à vos dires, le soleil non plus, les lumières qui tournent donnent aux arbres une présence majestueuse à ce charmant délire. C'est la fête des fous et le char est en feu. Cette magie palpable qui fait qu'a chaque pas on ouvre plus grand les yeux. Juste comme des gamins devant un grand spectacle, bouche ouverte, larme qui brille, c'est si rare, c'est inouï. Et des clowns, je les vois, ils dansent ! « Tu as l'esprit de vengeance... mais je sais à quoi tu penses ! » Hélène et le sang... Sans dessus dessous, encore mieux qu'à mon goût ! En tenue camouflage, au travers de la boue le chanteur crache ses mots. Tu as déserté hier, camouflage militaire... Le chanteur crache nos maux. Poing levés, épaule épaulée. Le visage enrubanné, lutte contre cette foutue médecine. Les yeux luisent, les yeux rouges, les yeux gonflés, les yeux qui ne s'ouvrent même plus à cause de pilules d'amphétamine.
Publié par nymphedark à 19:06:43 dans Nymphe | Commentaires (4) | Permaliens
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Leurs Derniers Maux.