4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.

J'en aurai les moyens, je serai l'héroïne. Je monterai à la tête et puis je rendrai fou. Je serai l'overdose violente d'adrénaline. Qui dilate les pupilles, fait flancher les genoux. Epilepsie viscérale aux allures atypiques ; Chaque fois que je touche, je donne la nausée. Spasmes incontrôlés aux allures magiques ; Chaque fois que j'effleure, j'exagère le goût. Approchez donc vous-même, vous allez apprécier. Ainsi, je palpe encore. Vos tympans souffrent donc de m'entendre gémir ? Vos lèvres maladives cherchent les miennes alors. Cette peau diaphane que les ténèbres font luire, se perd de soubresauts accusant vos doigts forts. Voyez le pavillon de votre oreille gauche : il y court maintenant un merveilleux murmure. C'est une main affable qui joue de votre corps : qui de minute en minute se fait savoir plus dur. Je suis une salive qui reste dans les gerçures : je suis une affection pour votre cou ; je mords. Ma langue est angélique et nargue la nature : elle s'empare de vous et montre qu'elle vous adore. Je suis un souffle tiède qui vous fait frissonner. Je constate maintenant que vous vous régalez. Ma peau contre la votre incendie votre esprit, et avec délice, vous perdez la raison. C'est une danse provocante qui fait vibrer les sons : supplications s'estompent, butent sur mes lèvres rouges. Pénètre en moi l'image de votre sombre envie : nous serons la violence, défierons les cris. Et je frémis alors rien qu'à la sensation : la fureur de vos reins, ceux qui contre moi bougent. Mes dents appuient encore sur votre chair tendre. Voudraient la déchirer, qu'explosent enfin nos êtres. Mais entre vos mains douces qui parviennent à me prendre, je ne puis à présent que daigner me soumettre.
J'inverserai le rôle, pour vous gagner ainsi. Je me ferai cruelle, et déterminée. Mes ongles dans votre dos, tressaillements de folie : je mettrai peu de temps à me faire respecter. Je vous ceins de mes jambes, mes cuisses sont des ciseaux. Je vous coupe peu à peu, vous en redemandez. Je vous coupe lentement, et je vous laisse geindre. Des paroles rapides aux rythmes entrecoupés. Me penche alors sur vous, ma main vient vous étreindre. Répandre votre vie sur cette terre brûlée.
Je serai l'héroïne et je vous rendrai fous.
Publié par nymphedark à 22:02:42 dans Nymphe | Commentaires (10) | Permaliens

Un foetus absent, des enfants inutiles. Innocent, magnétiques. Des jeux de marionnettes pour faire sourire les gens et l'interieur inerte ne répète que le vide. C'est une mélancolie de s'être réveillé, le rêve n'apporte rien. Le rêve n'importe quoi. La nuit est sans contrastes, terne et désenchantée. On ne peut l'avaler, comme un cocon infâme qui n'isole pas des cris.
Publié par nymphedark à 22:35:56 dans Nymphe | Commentaires (6) | Permaliens

On tente de s'oublier et chercher des accroches, comme ces mots auxquels on se raccroche, et on oublie ses phrases. Sur les lettres, on ricoche : Paradis de fausses idées. On se heurte aux autres, uniques, changeons de phase. Critique. Le plaisir de renouveler. On se rapproche. Une envie, organique : Ailleurs trouver l'extase. L'avoir pour quelques temps trouvée. C'est un devoir auquel on échappe : un peu curieux, anesthésié. Alors on cherche un autre poison, on ne voit que l'architecture. La peinture, ses autres textures. Et nous perdrons dans la lumière. Inondant les colonnes, les murs. D'un ange qui sur des lèvres a son doigt posé. Pour se trouver. Transition éphémère. Mieux qu'un clin d'œil ce sera flagrant. Je m'amuserai à écrire et à tromper les gens. Le silence sous les voûtes, simplement envoûtant.
« Etablissons des croisements au fil de l'espace et du temps. Soyons étranges, dérangeons. Tissons des toiles. Quelquefois on s'y pend. Soyons les mailles de ces filets dans lesquels parfois on se perd. Dans un mal, sain. Mal-être ; et il est bon. Qu'il soit aussi si éphémère. Des miroirs dans les larmes qu'on effleure de la main.»
Et la
machine des- rails. Fabriquons des étoiles. Et ensuite admirons. Ou une constellation
palpable au dessus de nos têtes. Quand tout autour est bleu et le ciel absent.
Ne connaît pas demain.
Publié par nymphedark à 22:27:41 dans Nymphe | Commentaires (7) | Permaliens

Car il y a des moments dans l'attente de grandes choses qui ne sont que transitions. Et je me plais particulièrement à les savourer: ces heures d'attente à traîner dans les gares, les abris bus comme lieux de rencontres inattendues, ces ruelles qui gravitent entre deux avenues. Les éclairs de regards, les bribes de phrases qui s'accrochent, le soleil tombe et fait venir le soir, nous sommes enfouis au plus profond d'un doux mouchoir de poche.
Publié par nymphedark à 19:52:13 dans Nymphe | Commentaires (9) | Permaliens
Festival Polyrock #10.
Punish Yourself, excellent.
(La photo n'est pas de moi).
Publié par nymphedark à 17:09:23 dans Nymphe | Commentaires (5) | Permaliens
Depuis le 25-08-2004 :
231332 visiteurs
Depuis le début du mois :
2738 visiteurs
Billets :
98 billets
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Leurs Derniers Maux.