4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
Publié par nymphedark à 14:43:38 dans Nymphe | Commentaires (5) | Permaliens

Se dressent devant elle des frontières imposantes, son atteinte au bonheur. Petite fille sourit, sublime, sous le chapeau qui coule. Le masque bave un peu sur sa joue d'ange parfait. Redresse les épaules, intacte devant vous, mais toute seule elle a peur. La photo écornée erronée du passé qui perdure. Une gamine égarée, rêve d'enfant trop mauvais. A mal grandi depuis, est cynique et trop dure.
Elle prie personne n'entend ; à genoux écorchés. Elle crie et elle attend, s'endort pour oublier. Les cauchemars atroces - les longues heures griffues - la happent dans son sommeil - les hurlements nocturnes - fixe alors le plafond - en sueur se réveille. Les minutes trop longues. Ses yeux nacrés humides une poupée fatiguée ses os de plastique craquent elle a froid dans le noir. Les chiffres qui défilent d'un temps sans direction. Bonsoir.
La petite fille mourante dans une trop grande maison.
Elle n'a plus d'appétit, images ternes de demain poussières dans le vent tiède. A du sang sur les mains et déteste le bruit. Perdue et sans remède. La princesse victime culpabilise encore. Elle subit l'intérieur et laisse en ruines son corps.
Elle ne fait plus qu'attendre et en oublie de vivre ; la folie lunatique dans ses vaisseaux de cuivre. Alors sans bien comprendre, se tourne dans les draps bleus. Un souvenir parfait, mais ce ne sont les mêmes. Une aiguille dans le bras pour des tubes transparents - courent partout, arabesques, et sa peau est trop blême. Dans sa bouche, goût du sang, la princesse réalise. « Un conte, le prince charmant ? » mais ses songes s'éternisent.
La chair est découpée - une preuve d'être humaine. Laissé en veille son corps voit bien où ça le mène. Les perles sur la joue se perdent dans les calmants, ses petits doigts s'accrochent aux barrières de son lit. Ne tombons pas : de n'importe quelle façon ni quelconque adjectif la fuite est douloureuse. La perfusion fait rire ; ses étreintes du bonheur. Tu es partie trop loin, ferme les yeux petite fille. Mais tu seras heureuse ? La brume où tu te leurres. La morphine dans la cuisse où ont couru ses doigts, l'espoir tente de survivre, nuit médicamenteuse. Crois en vous, un deux mais non pas trois et une joie menteuse aussi douce que du houx. « Et demain ira mieux » disent-ils tour à tour, oui mais demain adieu, aujourd'hui tombe toujours. Alors elle croise les doigts, s'isole de la lumière. Le pays des princesses se réveille solitaire.
(Paroles de Cinema Strange, sur le dessin photographié.)
Publié par nymphedark à 17:33:26 dans Nymphe | Commentaires (6) | Permaliens
Un Joyeux non anniversaire au pays irréel, un identité fanée, esthétique naturel, qu'on se plait à éplucher, au travers des mots - anormaux - adjectifs incisifs - phrases brisées - points égarés. On fait le point ? D'interrogations perdues, nues, inattendues. Rien !
Mes notes dénotent ! Vous me scrutez, vous me jugez en noir et blanc ! La typographie blesse, tout est bancal ici, je n'en demande pas temps: le verbe ? Il est nom ! On joue... Ni oui, ni non. La-mer devient acide, le sucré brûle et la terre frémit dans de drôles d'airs. Silence! L'exclamation est illusoire. Les cordes du piano vous caressent le cou? Et j'oublie les couleurs, les formes excentriques, moi, tu, eux, vous ! Murmurent. Le matin Viole le soir. Le, Les, La, Si, Do, Ré. Les violons sur le trottoir. Talons aiguilles dans le tissu froissé. Parallèle gris, tout est bancal. Et tu me suis, dis des mots sales ?
Des syntaxes s'échappent, les métaphores font le mort. Les double sens, des boucles amies, débâcles jolies. Sonnent et résonnent, alors je donne : les rythmes cassés, poupée dépravée dérangée est musicienne sur son clavier. Les majusCules sont Ridicules et Les Points font tâcHes de Fin. Et mes rythmes arithmétiques sont déstructurés et peu classiques. Un joyeux non anniversaire dans une lande anacHronique Parce que j'ai envie. Ni, non, ni; oui.
Publié par nymphedark à 19:41:04 dans Nymphe | Commentaires (16) | Permaliens
Should she really say goodbye ? So happy and so young... And I stare, but... I can't find myself... I can't find myself... I can't find myself... I can't find myself [.]" The Cure - Lost. ]
Les minutes se percutent. Les aiguilles mécaniques se font écho d'une solitude
latente, l'attente, précède la chute. Perdue, rêves monochromes, volutes de
réflexion, se brouillent les syndromes, mes lentes expirations... Expiation ?
Se Cabrer. Se cambrer, fermer les yeux, effacer le doute, mes cellules avancent
sur leur immonde route.
Les fleurs sèches dans le vent
s'envolent vers les enfants.
L'été bleu qui transpire, les
chemises se déchirent, et vois le beau spectacle. Je suis seule à l'abri,
regards pleins d'isolement. Il compte les heures futures, mais hésitantes
encore. Je ne serai pas loin. Je défie les aurores. Ces informes squelettes aux
cendres nébuleuses ont quitté le royaume, je sens venir les chars et leurs
immenses fêtes, approchez, foules du monde, et rendez moi heureuse. Anesthésiez
le doute, dansons sous le grand dôme. Nos pieds foulerons l'herbe, nous
oublierons le temps. Les questions enfouies ressurgiront plus tard. Perdons
nous pour ce soir, échangeons l'attachement. Pour de l'émerveillement, les
lumières dans le noir.
Et les minutes reculent, mon
parallèle est fou. J'hésite et rêve toujours, j'ai ces images de vous. Des voix
sceptiques s'enfuient vers mes oreilles, mon crâne, les organes en frémissent.
Tristesse mélodique qui sur mon cœur, glisse...
Publié par nymphedark à 19:45:36 dans Nymphe | Commentaires (6) | Permaliens
Mon pire défaut m'arrive de l'enfance comme presque tout ce que j'ai. Car je reste la victime de ces rites maladifs qui font des enfants des maniaques disposant leur assiette d'une certaine manière à table, n'enjambant que certaines rainures du trottoir.
En plein travail, voilà ces symptômes qui m'empoignent, m'obligent à résister à ce qui me pousse dans des boîteries bizarres de l'écriture, m'empêchent de dire ce que je veux.
La difficulté d'être, Jean Cocteau (p.23).
Publié par nymphedark à 13:06:38 dans Extraits de Livres. | Commentaires (8) | Permaliens
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Leurs Derniers Maux.