4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.
[Le marbre blanc est élégant].Publié par nymphedark à 16:46:22 dans Nymphe | Commentaires (5) | Permaliens
Arrondir un
peu chaque angle, se faire moins mal. Refaire le décor, refaire la scène.
Imaginer le changement, l'effet si théâtral: s'exécuter. Encore et encore et
encore, baptiser les murs et les plaintes. Les plaintes moins dures. Comme un
bâillon pour nos pensées. Imaginer le changement, s'exécuter théâtralement.
Couverte de bleu, pas d'ecchymoses, des courbatures pour le futur. Revoir le
script, connaître par cœur. Et je ne veux plus me voir en peinture ? Et rejouer
par dessus. Et repeindre par dessus.
Changer la donne.
Publié par nymphedark à 17:15:56 dans Nymphe | Commentaires (3) | Permaliens
La nuit tombe dans les rues, les lanternes sont
éteintes, le souffle froid dehors, les déguisements souillés. Des friandises
par terre, la fête au goût amer. Et dans le grand château s'endorment les mal
aimés.
La lune n'est pas pleine, le conte n'a pas de fées. Aucun loup pour hurler, les
feuilles s'accrochent encore aux branches même avec peine : se balancent dans
le vent, les voudrait décharnées. Comme ces immondes squelettes qui pendent
seuls sur les portes. Ce soir la fête des morts est belle est bien morte.
Demain ce seront deux chrysanthèmes enlacés sur la dalle de marbre gris, je
nous aimerais fleurs, six pieds sous terre, aussi.
Mais toujours si perdus, et
toujours solitaires.
Publié par nymphedark à 15:22:08 dans Nymphe | Commentaires (2) | Permaliens
[...Et les feuilles mortes dans le vent viennent couvrir les tombes des enfants.]
Publié par nymphedark à 14:32:16 dans Nymphe | Commentaires (3) | Permaliens
Ils sont squelettiques et difformes, silhouettes gracieuses prêtes à casser. Regardent le monde l'air hautain, trois entrechats puis vont sauter. Surveillent la ville dans l'air lointain, grimpent sur les toits la nuit tombée. Démons furieux, douceurs nocturnes.
Soit, dans la nuit les chats sont noirs?
Les yeux jaunes qui pétrifient, sous la lune de certains soirs, dans les caves rôdent en maraudeurs, leurs ronronnements ? Sont Illusoires. Ils sont sanguinaires, accessoires: griffes - trop - pointues - dents - acérées. Fureurs douces, diables taciturnes.
Et dans nos lits les draps sont gris.
Mon expression perd de ses mots et l'aube bascule sans lendemain. La nuit résonne de leurs cris et leurs ombres disproportionnées caressent les murs çà et là. Nos amoureux sordides, langoureusement avancent, sous les regards livides, sont plutôt monstres que félins. Et pendant ce temps-là, sous leurs pattes amusées, les petits rats... Font l'opéra.
Et dans la nuit les chauve(s) -souris ?
Mon proverbe tombe à la gouttière et le ciel est trop étoilé. Les formes agiles, les lampadaires, le cortège et ses invités. Ils ont la démarche musicale, piano solitaire au hasard.
La pluie tombe drue et l'eau est froide, chat échaudé est gris ce soir.
Publié par nymphedark à 22:44:20 dans Nymphe | Commentaires (2) | Permaliens
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Leurs Derniers Maux.