4 ans et demi.
Vis dans ma tête avec les autres
Entre les dissonances plastiques
Les photographies qui ne sourient plus
Et les jeux de maux qui ont mal tourné
Comme du lait pendant l'orage.
Sauf mention contraire,
Textes, photographies et autres travaux
Présentés ici m'appartiennent.
Les êtres singuliers et leurs actes asociaux sont le charme d'un monde pluriel qui les expulse.
Jean Cocteau.

[ Débrancher la prise. D'un robot qui seul s'électrocute. Arracher la clé dans le dos de la poupée. La musique qui tourne, les quelques pièces qui chutent. Revenir, oublier, avaler sa salive, une écume noirâtre, reculer, effacer, effacer, effacer, effacer, effacer, effacer. Comme un decrescendo. Le silence et les ratures sur une partition loupée. Et se sentir tout seul. Être soi même, mais toujours à côté. ]
Photo par Klaus Rinke, Instrumentarium.
Publié par nymphedark à 14:35:30 dans Nymphe | Commentaires (6) | Permaliens
[Le marbre blanc est élégant].Publié par nymphedark à 16:46:22 dans Nymphe | Commentaires (5) | Permaliens
Arrondir un
peu chaque angle, se faire moins mal. Refaire le décor, refaire la scène.
Imaginer le changement, l'effet si théâtral: s'exécuter. Encore et encore et
encore, baptiser les murs et les plaintes. Les plaintes moins dures. Comme un
bâillon pour nos pensées. Imaginer le changement, s'exécuter théâtralement.
Couverte de bleu, pas d'ecchymoses, des courbatures pour le futur. Revoir le
script, connaître par cœur. Et je ne veux plus me voir en peinture ? Et rejouer
par dessus. Et repeindre par dessus.
Changer la donne.
Publié par nymphedark à 17:15:56 dans Nymphe | Commentaires (3) | Permaliens
La nuit tombe dans les rues, les lanternes sont
éteintes, le souffle froid dehors, les déguisements souillés. Des friandises
par terre, la fête au goût amer. Et dans le grand château s'endorment les mal
aimés.
La lune n'est pas pleine, le conte n'a pas de fées. Aucun loup pour hurler, les
feuilles s'accrochent encore aux branches même avec peine : se balancent dans
le vent, les voudrait décharnées. Comme ces immondes squelettes qui pendent
seuls sur les portes. Ce soir la fête des morts est belle est bien morte.
Demain ce seront deux chrysanthèmes enlacés sur la dalle de marbre gris, je
nous aimerais fleurs, six pieds sous terre, aussi.
Mais toujours si perdus, et
toujours solitaires.
Publié par nymphedark à 15:22:08 dans Nymphe | Commentaires (2) | Permaliens
[...Et les feuilles mortes dans le vent viennent couvrir les tombes des enfants.]
Publié par nymphedark à 14:32:16 dans Nymphe | Commentaires (3) | Permaliens
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