
J'entends chanter les merles tandis que monte la honte. Le cri des oiseaux noirs quand mes songes s'affrontent. S'estompent, et se réveillent sous les clameurs sinistres. La Honte et l'effroi. Amère, un peu triste. Des fragments de folie qui m'assaillent quelques fois. De son voile noir et chaud m'enveloppe tendrement la nuit ; et vos yeux au dehors, sourient. Là haut entre les branches, Moqueries. Eclats de rire stridents amènent la secousse : s'échoue sur l'épiderme. Comme je hurle maintenant, mon encéphale est huile. Et ma tête est en sang. Je crains de trop penser ; vos ailes s'ouvrent et se ferment : comme la bouche d'un dément. Une peur me déchire le ventre, et son bec y plonge, de mes propres images et mes propres craintes, se nourrit. Ces peurs qui me rongent. Vos pattes griffues arrachent, lambeaux de chair et d'âme ; mon sommeil, dans vos plumes m'allonge. Ainsi va la rêverie. Naissance et trouble d'un songe.
Publié par nymphedark à 20:15:52 dans _ | Commentaires (5) | Permaliens
09-09-2005 17:36
De Etienne Sujet:
Mais ne lui dites pas
09-09-2005 11:38
De Avina Sujet:
Chère Nymphe,
08-09-2005 22:13
De absalom Sujet:
salut
08-09-2005 22:06
De AriEL Sujet:
coucou
06-09-2005 20:19
De rich Sujet:
hé bé Nymphe